Thèse Recherche de Cultures Bactériennes Ferroréductrices pour la Précipitation de Biomagnétite à Partir de Phases Minérales Provenant de Bauxites H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- Rennes - 35
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Rennes École doctorale : École doctorale Science de la Matière, des Molécules et Matériaux Laboratoire de recherche : INSTITUT DES SCIENCES CHIMIQUES DE RENNES Direction de la thèse : Frederic BARRIERE Date limite de candidature : 2026-06-27T00:00:00 La bauxite est le minerai d'aluminium. L'extraction de l'aluminium depuis cette roche est extrêmement énergivore, consommatrice en acides/bases et laisse des résidus présentant des risques sanitaires et environnementaux. Dans le cadre du projet interdisciplinaire ANR BAUXEET impliquant l'Institut des Sciences Chimiques de Rennes (UMR CNRS 6226) et GéoSciences Rennes (UMR CNRS 6118) nous recherchons le développement d'un procédé durable pour le traitement des déchets provenant de l'extraction d'aluminium à partir de minerais de type bauxite. L'un des éléments les plus abondants et non désirés lors de l'exploitation de la bauxite est le fer, présent sous forme de fer ferrique. L'un des objectifs de BAUXEET est d'extraire ce fer magnétiquement en le transformant en biomagnétique grâce à l'action de bactéries électroactives, susceptibles de réduire une partie du fer ferrique contenu dans la bauxite. Un des freins rencontrés dans le cadre de premières expériences est de rendre biodisponible le fer. Cela peut se faire en traitant le fer, mais aussi en choisissant les communautés bactériennes électroactives les plus efficaces pour réduire le fer. Le présent projet de thèse vise donc à selectionner des communautés bactériennes électroactives susceptibles de survivre dans ce milieu complexe, et capables de réduire efficacement le fer.Le projet est financé par l'ANR BAUXEET et sera réalisé à l'Institut des Sciences Chimiques de Rennes (F. Barrière, J. Behan) et à Géosciences Rennes (M. Martinez, M. Pédrot, A.C. Pierson-Wickmann), laboratoires bien équipé pour les thématiques de bioélectrochimie bactérienne et de sédimentologie/minéralogie. Des interactions avec d'autres laboratoires rennais (par exemple ECOBIO) seront développées pour le séquençage de type ARNr 16S et pour l'identification de bactéries.
Ce projet de thèse s'inscrit à l'interface entre la microbiologie, la géochimie et les procédés environnementaux. Les principaux enjeux scientifiques sont la compréhension des interactions micro-organismes/minéraux et la sélection et l'identification des communautés bactériennes ou des souches pures les plus adaptées. L'enjeu environnemental est le développement d'un procédé biotechnologique permettant de valoriser les déchets provenant de l'extraction de l'aluminium, précisément en transformant le fer ferrique des boues rouges en biomagnétite grâce à l'action de bactéries dites électroactives c'est à dire réduisant des accepteurs d'électron solides et extracellulaires pour leur métabolisme respiratoire.